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 Aiko [Ce n'est pas le titre définitif!]Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
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Fruity Angel
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MessageSujet: Aiko [Ce n'est pas le titre définitif!]   Ven 18 Aoû - 0:36

"Aiko", c'est le nom d'une jeune adolescente orpheline. L'histoire se déroule à la période des fêtes de Noël. Je n'ai écrit que les 6 premiers chapitres, ce n'est vraiment pas terminé!

Voici donc Aiko:

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MessageSujet: Re: Aiko [Ce n'est pas le titre définitif!]   Ven 18 Aoû - 18:31

Chapitre Premier : Les orphelines

La jeune Aiko se rapprocha de la cheminée. Dehors, il faisait froid et la neige s’amassait en gros flocons sur le rebord de la fenêtre. Aiko se blottit dans ses couvertures, allongée devant la cheminée. La petite orpheline observait les moindres recoins de la pièce. Elle n’était jamais venue dans cette salle. Cela lui était formellement interdit. La directrice, Mme Chono, avait explicitement interdit à quiconque d’entrer, sous peine de punition. Mais les règles de l’orphelinat étaient souvent violées. Les jeunes orphelins préféraient sortir dehors et s’amuser, que de rester cloîtrés entre les murs de l’orphelinat.

Aiko baissa les yeux vers ses chaussettes trouées. La porte s’ouvrit soudain sur une bonne femme ronde et trapue, qui se dirigea vers son bureau, niant la présence de la jeune fille. Elle s’assit sur la chaise en cuir et s’installa confortablement avant de se tourner enfin vers Aiko:

«Aiko … Comme tu le sais sûrement déjà… Nous ne t’avons pas trouvé de famille d’accueil pour Noël…»

Aiko respira lentement, fixant la bouche immense de Mme Chono. Aiko n’aimait pas cette femme. C’était une femme sévère, une vraie mégère, qui frappaient les désobéissants. Aiko n’osait pas ouvrir la bouche. Mme Chono s’avança vers la maigre silhouette de l’orpheline qui ne risquait pas de bouger.

« Ma chère Aiko… Tu vas donc rester avec nous pendant les fêtes… » continua la bonne femme.

Aiko regardait à présent le feu dans la cheminée. Elle aurait préféré rester cloîtrée plutôt que de fêter Noël avec cette femme. Malgré cela, un sourire d'effronterie se forma sur ses lèvres.
Elle le savait. Elle était bizarre, elle faisait peur aux nouveaux parents qui l’adoptaient et qui la ramenaient après seulement une semaine passée avec elle.

Elle avait envie de pleurer tant la solitude avait empli son petit corps. Elle ne retint pas ses larmes. De fines gouttelettes salées coulèrent sur ses joues, mais ses longs cheveux noirs d’ébène cachaient son visage.
La femme se releva et sortit du bureau, suivie de près par Aiko qui reniflait bruyamment, les yeux rougis. Mme Chono semblait ignorer le chagrin d’Aiko lorsqu’elle l’amena à sa chambre.

C’était une chambre étroite et froide avec un lit aux draps blancs et propres. La lumière du soleil couchant se reflétait à travers la toile blanchâtre, qui faisait office de rideaux.
Aiko alla s’asseoir sur son lit, tournée vers Mme Chono. La corpulente directrice ajouta alors: « D’ailleurs, Mateo et Lucie resteront aussi… »

Puis, elle referma la porte en la claquant violemment, laissant Aiko seule dans ses pensées.
La nuit tomba rapidement, plongeant la chambre dans la noirceur, les rayons de lune traversant le voilage de la fenêtre.

Aiko se leva et passa sa main dans ses cheveux. Elle ouvrit le rideau et chercha la lune des yeux dans ce ciel obscur. Cet astre magique et mystérieux l'émerveillait et l'apaisait. Aiko avait lu pratiquement toutes les légendes sur la Lune. Cette lune, à la fois si proche et si loin, était comme le soleil qui éclairait ses nuits. Aiko était une passionnée d'astronomie, de la connexion entre les planètes et les légendes.
Elle vit enfin la lune et ne pouvait détacher ses yeux de cette apparition si soudaine.

Finalement, elle referma soigneusement le rideau et s’allongea sur son lit.
Elle ouvrit un livre qui expliquait les légendes des planètes. Elle le lut encore quelques minutes, puis le referma, sentant ses yeux se fermer de fatigue.

Elle se faufila tout habillée dans ses couvertures et s’endormit presque aussitôt. Elle fit des rêves étranges où les autres la traitaient misérablement car elle était différente d’eux.

Elle se réveilla en sueur, en plein milieu de la nuit. Elle chercha à tâtons une petite boîte sur sa table de nuit. Dès que la boîte fut à portée de main, Aiko la posa délicatement sur sa poitrine et en sortit un petit objet brillant qu’elle passa à son poignet.

Aiko serra le bracelet contre sa poitrine. De petites perles bleutées brillaient à la faible lumière de la lune. Entre ces deux petites perles se trouvait une pierre, une sorte d’émeraude, verte, pareille à ses yeux foncés. Elle reposa habilement le bracelet dans son coffret et sombra dans le sommeil.
Elle ne rêva pas jusqu’à son réveil, tôt le matin.

Elle se leva sur son lit, encore endormie, s’étira comme un chat, bailla puis se leva finalement jusqu’à la fenêtre. Elle entrouvrit les rideaux, et aperçut le soleil matinal qui projetait ses rayons sur le jardin de l’orphelinat.

Elle enfila rapidement un uniforme propre car elle voulait déjeuner tranquillement.
Elle descendit quatre à quatre les marches de l’orphelinat et se dirigea vers la cafétéria. Une grande table, presque aussi longue que la pièce, était placée en plein centre et deux jeunes y étaient assis, ainsi que Mme Chono.
Aiko s’approcha et s’assit entre Lucie et Mateo.
«Salut Lucie, murmura-t-elle en un souffle.
-Salut Aiko, marmonna à son tour sa camarade.
-Tu vas bien? Demanda Aiko, rieuse.
-Ouais! Mais j’ai mal dormi…Comme d’habitude, répliqua l’autre.
-Moi… J’ai fais des cauchemars cette nuit, ajouta Aiko avant de se servir des crêpes. »

Elles mangèrent en silence, conscientes que les yeux de Mme Chono étaient rivés sur leur tête d’orphelines.

Aiko chuchota quelque chose à l’oreille de Lucie qui pouffa de rire pour se moquer de Madame Chono. Les yeux de la directrice roulèrent dans leurs orbites. Elle resta tout de même assise.

Les jeunes orphelines terminèrent leur repas et se levèrent. Elles devaient travailler dans le jardin ce matin-là. Aiko enfila son manteau et sortit sur la terrasse. Un panier traînait sur le palier. Elle le poussa du pied et Lucie le ramassa pour le jeter plus loin.

Le jardin était immense. Une quinzaine de pierres plates formait un chemin vers une serre remplie de fleurs tropicales et un potager à l’arrière. De petites rangées de fleurs se dressaient de chaque côté du chemin. Aiko se faufila parmi les grandes herbes et se dirigea vers la cabane qui se situait dans le fond du jardin, à l’orée de la forêt.

Lucie s’orienta vers la serre où elle commença à arroser les arbustes en fleurs. Aiko la rejoignit au même moment, avec un sac d’engrais.

«Dis Lucie… Tu sais pourquoi Mateo n’est pas parti? » Demanda-t-elle, curieuse.

Lucie rougit, tout en continuant son arrosage.

«Lucie? Tu m’as entendu? Redemanda Aiko en la prenant par les bras.
Lucie se retourna prestement vers sa camarade et la regarda dans les yeux.
-Aucune idée… Répliqua Lucie, en reposant l’arrosoir.
-Tu le connais bien Mateo?
-Oui… Enfin… Non, pas vraiment… Disons qu’il n’est pas très bavard… Conclut Lucie, agacée. »

Aiko préféra ne pas poser d’autres questions et resta muette durant toute l’heure qui suivit.
La cloche qui annonçait le repas sonna. Aiko et Lucie entrèrent une nouvelle fois dans la cafétéria et retrouvèrent Mateo qui semblait toujours aussi mystérieux.

Aiko s’assit à côté de lui. Il devait avoir 1 ou 2 ans de plus qu’elle. Elle n’avait que 15 ans mais regardait depuis peu les garçons d’un œil différent. Elle resta à observer Mateo encore quelques minutes, mais la sonnerie résonna dans tout le bâtiment, obligeant Aiko à s’arrêter dans sa contemplation. Elle se leva et sortit de la cafétéria.
Aiko n’avait jamais osé parlé de ces sentiments à Lucie.
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MessageSujet: Re: Aiko [Ce n'est pas le titre définitif!]   Ven 18 Aoû - 18:32

Chapitre Deux : Une découverte surprenante

La jeune orpheline s’attarda dans les couloirs pendant quelques minutes avant de s’aventurer dans la bibliothèque. Des rangées entières de livres se dressèrent devant elle. Elle parcourut les rayonnages, à la recherche d’un livre qui aurait pu l’intéresser. La lecture, pour Aiko qui ne savait pas très bien lire, était en réalité une de ses passions. Elle enfonça sa main dans une des rangées et en sortit un volume épais et poussiéreux. Elle s’assit à une table et alluma la lampe qui s’y trouvait. Elle passa le doigt sur la reliure.

Sur la page de couverture, un dessin était gravé. Il représentait un paysage fantastique avec des créatures imaginaires : Des jeunes femmes avec de fines ailes sur le dos, des petits hommes avec des bonnets rouges et un oiseau gigantesque, tout cela représentait sans conteste un monde fantastique.
Le titre était gravé en lettres d’or: Le Monde de Féerie.

Aiko ouvrit délicatement l’œuvre qui reposait entre ses mains. Elle tourna la première page où une note était écrite:
Si jamais ce monde ne vous ouvre pas ses portes, c’est que vous n’en êtes pas encore digne…

Aiko tourna la page suivante et observa avec consternation que les pages qui suivaient étaient vierges. Elle referma soigneusement le volume et se leva, visiblement déçue. Apparemment, elle n’était pas encore digne d’entrer dans ce monde…
Lorsqu’elle lança un regard par la fenêtre, elle se rendit compte qu’il faisait déjà nuit et qu’il fallait qu’elle aille se coucher rapidement si elle ne voulait pas être punie.

Lasse, elle ramassa le livre et le déposa à sa place dans l’étagère. Elle se retourna brusquement lorsque des bruits insolites se firent entendre à côté de la fenêtre.

Aiko se cacha derrière une tablette de manuscrits anciens et observa la scène qui se déroulait devant ses yeux.

Au bord de la fenêtre trottinaient de petites bestioles poilues. Aiko voulu s’approcher pour avoir une meilleure vue mais elle fit tomber maladroitement un livre de sa tablette. La poussière qui reposait sur le manuscrit la fit éternuer bruyamment. Lorsqu’elle releva la tête, les petites bestioles avaient disparues.

Chagrinée et désappointée, Aiko s’approcha furtivement de la fenêtre, monta sur une chaise qui traînait là et jeta un regard à l’extérieur. Elle avait une vue d'ensemble du jardin. Elle scruta le sol à la recherche de ses petites bestioles. Sans aucun succès.

Il se faisait tard à présent. Aiko regarda sa montre. Cela devait faire environ une heure qu’elle devait être couchée. Elle inspecta à nouveau le sol boueux du jardin. Soudain, elle perçut des mouvements incessants près du potager. Elle voulait en avoir le cœur net.
Avait-elle rêvé? Était-ce seulement le fruit de son imagination? Ou ces petites bestioles étaient-elles bien réelles?
Aiko sortit hâtivement de la bibliothèque et courut jusqu’à sa chambre. Là, elle attrapa son manteau et ses bottes en caoutchouc qu’elle enfila précipitamment. Elle sortit en douce de l’orphelinat. Elle savait que si jamais Mme Chono la trouvait dehors à cette heure-là, elle serait punie de sortie et ou pire encore. Mais sa curiosité fut la plus forte.

Elle descendit les escaliers de la terrasse et s’approcha du potager. Adroitement, elle se cacha derrière une grosse pierre. Elle pouvait voir les petites bestioles s’affairer dans le potager. Aiko resta bouche bée. Seul le vent entre les branches coupait ce silence particulier.

Aiko plissa les yeux, comme pour mieux voir. Une cinquantaine de petites bêtes velues s'activait au milieu des carottes et des salades. Les unes, à l’aide de leur minuscule couteau, tranchaient des larges morceaux de légumes, alors que les autres remplissaient des sacs entiers de cette nourriture.

Ce ne sont donc pas les oiseaux qui dévorent nos légumes, raisonna Aiko, ce sont ces petites choses chevelues, à qui nos légumes servent de pitance…

Aiko resta en émerveillement devant la petitesse des bêtes qui se poussaient les unes contre les autres pour avoir quelques morceaux de nourriture. Ces petites créatures piaillaient, semblables à des oisillons réclamant leur repas. Aiko se rapprochaient discrètement des créatures. À mesure qu’elle approchait, le bourdonnement se faisait plus puissant.

Soudain, on entendit des bruits de pas sur la terrasse. Aiko leva la tête et aperçut quelqu’un sur les marches. Un homme de grande taille se tenait là, les mains à la taille, comme s’il attendait quelqu’un. Aiko était tellement prise par l’observation de cet étrange personnage qu’elle ne remarqua pas les bestioles qui se tenaient en file indienne et qui se dirigeaient vers une sorte de terrier. Le curieux personnage était habillé d’un veston de soie blanche et d’un collant beige assorti. Il portait quelque chose sur son dos, on aurait dit un arc et des flèches dans un carquois. Aiko recula dans sa cachette, effrayée.

Cet étrange individu arborait de longs cheveux blonds qui luisaient à la lumière claire de la lune. Aiko plissa à nouveau les yeux pour mieux observer le personnage qui se dressait sur la terrasse. Il portait fièrement à la ceinture un fourreau qui devait contenir une dague ou un couteau. Aiko frémit.

Qui était cet individu si étrange? Pourquoi était-il venu ici? Et ces armes? Pour quoi faire?

Aiko resta silencieuse devant ce personnage, qui dégageait étrangement un sentiment de pureté et de liberté.
Les petites bestioles s’engouffrèrent dans le terrier sous les escaliers de la terrasse et disparurent de la surface de la terre.

Les jambes d’Aiko commençaient à s’engourdir en raison du froid, mais elle n’osait toujours pas bouger. L’étranger tourna la tête vers Aiko. Ou du moins, vers la pierre derrière laquelle elle se cachait. Aiko s’immobilisa complètement, consciente du danger. L’homme détourna le regard vers la forêt. Il semblait observer quelque chose à travers les branchages. Aiko scruta la forêt. Dès que la jeune orpheline détourna les yeux vers la terrasse, l’imposante personne qui s’y tenait avant avait disparu.

Aiko enfoui son visage dans ses mains. Elle grelottait.

Brusquement, quelqu’un arriva sur la terrasse, projetant son ombre sur les escaliers.
Aiko leva la tête et fit face à…

Madame Chono! Oh non! Pensa Aiko en levant la tête sur celle de la directrice.

La grosse femme aida aisément Aiko à se relever et la prit par le bras.

« Que fais-tu dehors à cette heure-ci? » S’égosilla-t-elle, négligeant le fait qu’elle puisse réveiller tous les voisins.

Aiko rougit, mais resta silencieuse. La bonne femme la secoua.

« Tu vas me répondre? Espèce de sale gamine! » hurla-t-elle, en s’étouffant presque.

Aiko resta de glace devant la directrice qui commençait à s’impatienter.

« Tu ne veux pas répondre?… D’accord… » conclut la dame en emportant Aiko à l’intérieur.
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MessageSujet: Re: Aiko [Ce n'est pas le titre définitif!]   Ven 18 Aoû - 18:53

C'est vraiment bien mené !
Et le vocabulaire employé n'est pas dérangeant ni trop minime, comme tu le disais ! Il est tout juste bien choisi, je dirai! clin d'oeil

Par contre, je crois avoir un petit problème au niveau du second chapître :

Citation:
Chagrinée et désappointée, Aiko s’approcha furtivement de la fenêtre, monta sur une chaise qui traînait là et jeta un regard à l’extérieur. Elle avait vu sur le jardin. Elle scruta le sol à la recherche de ses petites bestioles. Sans aucun succès.


Je ne comprends pas réellement ce qui est dit dans la partie soulignée... Heu..
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MessageSujet: Re: Aiko [Ce n'est pas le titre définitif!]   Ven 18 Aoû - 19:02

Oups, je vais corriger ça tout de suite. Je voulais dire qu,elle avait une vue sur le jardin à partir de son point d'observation! Oups!
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MessageSujet: Re: Aiko [Ce n'est pas le titre définitif!]   Dim 17 Sep - 16:25

Et la suite...? Angel
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MessageSujet: Re: Aiko [Ce n'est pas le titre définitif!]   Dim 17 Sep - 16:25

Bientôt, bientôt... Désolée pour le retard!^_^
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MessageSujet: Re: Aiko [Ce n'est pas le titre définitif!]   Dim 17 Sep - 16:27

Ne t'en excuses surtout pas ! Je suis curieuse de la connaitre. clin d'oeil
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MessageSujet: Re: Aiko [Ce n'est pas le titre définitif!]   Lun 18 Sep - 2:28

En fait, mon ordinateur bloque quand j'ouvre Word, alors je n'arrive pas à copier mon texte (du 3e chapitre) pour le coller ici! Dès que c'est réparé, je le mettrais!
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MessageSujet: Re: Aiko [Ce n'est pas le titre définitif!]   Ven 24 Nov - 4:14

Chapitre Trois : La punition


Aiko suivit la directrice jusqu’au bureau principal.
« Alors comme ça, tu veux faire la maligne? » Questionna Mme Chono.

Aiko ne répondit rien et s’assit en face de la cheminée. Madame Chono l’observa depuis son bureau.
« Tu sais qu’il t’est interdit de sortir après le couvre-feu… Tu seras donc punie. » Termina la directrice en fusillant Aiko du regard.

« Je te donnerai ta punition demain… Mais maintenant, va dormir! » Ajouta-t-elle. Mme Chono était fatiguée et ne voyait l’idée de donner une punition aussi tardivement. Aiko attendrait bien le lendemain.

Aiko se leva doucement et sortit du bureau. Elle trottina jusqu’à sa chambre. Elle s’assit sur son lit et entendit la clé dans la serrure : Madame Chono fermait la porte à clé. Sûrement pour plus de sécurité.
Aiko enfila son pyjama et s’affala sur son lit. Elle regarda, déçue, son livre d’astronomie.
Je suis bien trop fatiguée pour lire ce soir, pensa-t-elle en sombrant dans le monde des rêves.

Le lendemain matin, Aiko se sentait frais et dispose. Elle enfila son uniforme et attendit que la directrice lui ouvre la porte. Aiko n’eut pas à attendre que Madame Chono tournait déjà la clé dans la serrure.

Aiko la dévisagea. La directrice semblait fatiguée, son visage frustré par l’épuisement formait de nouvelles ridules sur son front.
Aiko sourit bêtement et se dirigea vers la cafétéria. Là, la directrice lui bloqua le passage.

« Pas de repas pour les fugueuses! » Intervint Mme Chono dans un rictus qui la rendait encore plus laide.

« Suis-moi » ajouta-t-elle en tournant les talons « Je t’emmène vers le lieu de ta punition… »

Aiko suivit la directrice dans les dédales d’escaliers qui menaient aux cachots. Essoufflées, elles arrivèrent finalement devant une grande porte en bois massif. La directrice sortit son trousseau de clés et ouvrit la porte.

La lumière du soleil éclairait le sol poussiéreux de la salle. Un large bureau était enfoncé dans le fond de la salle. Sur le dessus traînaient d’innombrables paperasses. Des étagères longeaient le mur, partout des livres traînaient. Aiko bailla.

Un balai était posé sur le mur. La directrice regarda avec mépris la jeune orpheline.

« Tu balaieras, rangeras, et nettoieras cette pièce aujourd’hui. Tu as tout le temps qu’il te faut… »

La directrice sourit méchamment et ajouta : « Je t’apporterai ton repas plus tard » avant de claquer la porte dans un bruit sourd.

Aiko s’assit au bureau et contempla le désastre qu’il fallait qu’elle nettoie. D’abord, elle partagerait les livres selon leur catégorie, puis elle passerait le balai. Finalement, elle classerait la paperasse selon la date d’écriture et passerait un coup de chiffon sur le bureau, avec un peu de cire pour faire briller le bois avec lequel il était fabriqué.

Toutes ses tâches en ordre dans sa tête, elle commença par ranger les livres. Elle les sortit des tablettes, bien décidée à les classer, même si cela lui prenait toute la journée. Il y en avait de toutes sortes. D’abord, elle découvrit un manuscrit épais et couvert de poussière, qui était posé dans un recoin de la pièce. Elle souffla un coup. Puis, elle passa sa manche sur la couverture pour enlever le reste : La Bible.

Elle reposa le livre dans un coin. Elle trouva d’autres livres reliés à la religion, tels que le Coran, qu’elle déposa près de la Bible.

Puis vinrent les livres de cuisine. Aiko ramassa un morceau de papier et nota quelques recettes, tant qu’à faire! Elle reposa les livres dans un autre coin de la pièce.

Elle rangea ainsi toutes les œuvres qu’elle put trouver. Elle les rangea de façon à ce que les plus utilisées se trouvaient à une hauteur convenable, et les autres plus haut dans les étagères.

Finalement, elle passa le balai. C’est qu’il y en avait de la poussière! Elle ouvrit une fenêtre pour rafraîchir l’air vieilli de la pièce par un air pur et sain. Elle remarqua que le soleil pointait haut dans le ciel. Il devait être environ midi. Elle entendit son ventre gargouiller, rien qu’à l’idée de la nourriture. Elle s’assit par terre, fatiguée.

Elle attendrait le repas de midi avant de continuer sa besogne. Comme elle le prévoyait, la porte s’ouvrit quelques minutes plus tard.

La directrice entra avec fracas dans la pièce, un plateau dans les mains. Elle déposa la nourriture sur le sol et regarda autour d’elle. La pièce paraissait bien plus propre et rangée maintenant que les livres étaient disposés sur les étagères. Elle sourit de satisfaction. Aiko se releva de justesse.

« Il te reste encore le bureau à ranger » ordonna la directrice, « Mais mange un peu avant… »

Aiko ne se le laissa pas dire deux fois. Elle souleva la serviette qui recouvrait son assiette. Un bol de soupe tiède et un morceau de pain sec, voilà tout ce dont elle devrait se satisfaire pour ce repas.

La directrice quitta la pièce, abandonnant Aiko à sa dégustation.
Aiko apprécia ce qu’on lui avait servi. Lorsqu’elle eut terminé d’ingurgiter sa nourriture, elle entreprit de terminer sa corvée.

Elle attaqua le paquet de paperasses qui traînait sur le bureau. Elle les rangea rapidement, elle voulait avoir terminé avant la nuit. Elle passa un cou de chiffon sur le bureau, puis sur la chaise. Elle s’y assit et regarda par la fenêtre. Le soleil était assez bas, mais la nuit était encore lointaine. Elle passa la paume de sa main sur le bureau. On aurait dit qu’il avait été sculpté et taillé par des mains d’artiste, et pas seulement celles d’un artisan. Le bureau devait être d‘une grande valeur. Aiko se demanda comment Madame Chono avait pu s’offrir un si bel objet. Elle observa le bureau dans toute sa taille. Elle ouvrit chaque tiroir: Ils contenaient tous de vieilles babioles sans valeur.

Aiko se leva. Rangée et nettoyée, la pièce ne semblait plus la même. Aiko découvrit même un tapis magnifiquement bien tissé. Elle s’allongea dessus pendant quelques minutes puis, elle commença à ressentir un picotement dans le bas du dos, comme une enflure en dessous de la broderie. Elle se releva et remarqua une bosse sous le tapis. Elle souleva la ravissante tapisserie et découvrit une trappe.

Elle se demanda alors si elle avait le droit de l’ouvrir...
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MessageSujet: Re: Aiko [Ce n'est pas le titre définitif!]   Ven 24 Nov - 4:14

Chapitre Quatre: Le caveau


La trappe cachée semblait considérablement ancienne. Un anneau en métal rouillé faisait office de prise pour ouvrir la trappe. Aiko l’empoigna et essaya d’ouvrir la trappe. Pas moyen. Après maints essais, elle s’assit, fatiguée.
Aiko se releva et chercha quelque chose qui pourrait servir de levier.
Elle attrapa son balai et coinça le manche dans une fissure de la trappe. Aiko força de toutes ses forces et la trappe s’ouvrit avec fracas. Aiko s’accroupit sur l’ouverture. Une chaleur agréable émanait du passage. Aiko s’y faufila. Des marches de pierres s’entortillaient en descendant encore plus bas dans les entrailles de la terre. Aiko dévala les escaliers caillouteux et déboula dans une pièce vaste, mais froide et assez lugubre.
« Qu’est-ce que c’est que cet endroit? » Questionna-t-elle dans le vide.
Un immense miroir était posé contre le mur du fond. Il était magnifique et son cadre était majestueusement paré. Des pierres précieuses ornaient le contour, ce qui rendait le miroir encore plus monumental et imposant.
Aiko laissa sa main glisser sur le rebord, sentant sous ses doigts les fines ondes creusées dans le bois. De fines lettres étaient gravées tout autour du miroir. Aiko laissa sa main se balader sur ces lettres. Elle n’avait aucune idée de ce que ces mots pouvaient signifier mais elle aurait aimé le découvrir. Elle s’assit par terre, contemplant avec émerveillement l’objet d’une inestimable valeur qui se tenait fièrement contre le mur.
Comment un si bel objet pouvait-il se trouver ici, dans une cave? Et cachée en plus?
Aiko se recula. L’atmosphère qui se dégageait de cette pièce était plutôt étouffante.
Soudain, des bruits de pas se firent entendre et résonnaient à travers les murs de ce souterrain.
Aiko se releva rapidement et remonta les escaliers. Les bruits de pas se faisaient de plus en plus forts et leur foulée devenait de plus en plus rapide.
Arrivée en haut, Aiko sortit en vitesse par l’ouverture et referma la trappe.
La porte de la salle claqua sur ses gonds et Mme Chono entra. Heureusement, Aiko avait eu le temps de remettre le tapis sur la trappe.
La directrice empoigna Aiko par la main et la traîna à l’extérieur du bureau.
«Bien, bien… Tu as bien fait ton travail… Maintenant, va rejoindre tes amis, c’est l’heure de votre cours… » intervint la gérante, en lâchant dédaigneusement la main de la pauvre orpheline.
Aiko monta les escaliers à toute vitesse. Elle huma l’odeur de l’air frais qui lui parvenait du jardin. Le soleil commençait à se coucher, et Aiko aurait voulu jeter un cou d’œil sur la terrasse pour voir si l’étranger de la nuit dernière s’y trouvait encore. Mais elle ne vit rien.
Elle se dirigea vers la cafétéria et longea le couloir jusqu’à une porte blanche, pareille à celle de sa chambre. Elle s’arrêta devant. Un petit écriteau était suspendu à un clou : Chambre de Mateo.
Aiko posa son oreille sur la porte. Elle entendait très distinctement le bruit de la douche, puis le silence se fit.
La porte s’ouvrit précipitamment, la faisant presque tomber. Un jeune homme pencha sa tête par l’ouverture.
« Aiko? Ça va? » Demanda-t-il, d’un ton inquiet. Il lui tendit une main pour l’aider à se lever.
Aiko se releva et observa du coin de l’œil Mateo. Il était à moitié nu, seulement une serviette de bain le recouvrait. Aiko sourit malgré elle et répliqua : « Oui, ça va aller… »
Mateo rougit en la voyant sourire. Il referma un peu la porte, pour se cacher, toujours aussi mystérieux.
« Qu’est-ce que tu faisais ici? Demanda-t-il.
-Je… Je passais par-là pour aller vers la cafétéria… Répondit-elle, sur un ton faussement assuré.
-Alors attends-moi! Je m’habille vite et on pourrait y aller ensemble?
Aiko ne répondit rien et s’empourpra. Mateo la dévisagea avec amusement.
-Je suppose que c’est oui? Entre, en attendant… »
Aiko hésita. Pourquoi un jeune homme si mystérieux s’intéresserai soudainement à elle?
Elle entra timidement dans la chambre. Le lit était fait et la pièce semblait presque immaculée par la blancheur de tous les objets. Sur la table, au centre de la pièce, reposaient plusieurs livres. Aiko s’assit à la table et Mateo s’enferma dans la salle de bain.
La jeune orpheline ouvrit l’un des ouvrages. Elle reconnut le dessin des planètes sur la couverture.
Il lit des bouquins de ce genre?
Pensa-t-elle en souriant.
Mateo sortit, tout habillé de l’uniforme réglementaire. C’était un ensemble noir qui contrastait curieusement avec la blancheur de la pièce.
Aiko se leva et tendit le livre à Mateo.
« Tu t’intéresses aux planètes? Demanda-t-elle pour débuter la conversation.
-Oui, en particulier Saturne avec ses anneaux. Elle me captive, c’est une planète plutôt… Attirante, disons… Répondit-il en essayant de cacher sa bonne humeur. »
Devrais-je lui parler du caveau?
Pensa-t-elle en baissant les yeux vers le sol au carrelage blanc.

« Mateo?
-Oui?
-Tu as déjà été puni?
-Oui… Plusieurs fois même…
-Et, tu as déjà eu à nettoyer le bureau qui se trouve dans les cachots?
-Non, jamais… Pourquoi?
-Et bien… Hier, je suis sorti alors que le soleil était couché et… Mme Chono m’a attrapée et j’ai été punie…
-Pourquoi étais-tu dehors?
-Je… J’avais un peu chaud, alors je suis sorti prendre l’air frais… Mentit-elle.
-Ah, tout s’explique! Et donc tu devais nettoyer ce bureau? Questionna-t-il.
-Oui… Et j’ai découvert…
-Quoi? Un monstre? Se moqua-t-il.
-Non… Plutôt, une trappe qui menait à un caveau
-Un caveau? Et alors?
-Il avait un miroir, un immense miroir
-Un miroir dans un caveau? Curieux… Donc?
-Oh rien! C’était juste pour savoir si tu avais déjà trouvé des passages comme celui-là… »
Mateo resta silencieux devant cette déclaration, attrapa son sac et ils sortirent de la chambre.
Il longèrent le couloir, côte à côte. Aiko ne connaissait pas vraiment Mateo; c’était un jeune homme plutôt énigmatique. C’était sûrement cela qui lui plaisait. D’ailleurs, Mateo n’avait pas beaucoup d’amis, tous les garçons de l’orphelinat étant jaloux de sa beauté.
Ils gravirent les marches qui menaient à la salle de cours. Aiko mit la main sur son bracelet, comme pour vérifier qu’il s’y trouvait toujours.
Mateo entra le premier, suivie d’Aiko. Lucie était déjà assise à son pupitre habituel. Aiko se dirigea vers son amie et s’assit à ses côtés. Mateo trouva une place au fond de la salle.
Une femme était assise au bureau du professeur, elle avait des cheveux sombres et bouclés. Les traits de son visage étaient tirés et la rendaient encore plus sévère derrière ses lunettes carrées.
Aiko ouvrit son sac et en sortit un cahier de calligraphie et son stylo plume. Aiko et ses amis prenaient des cours, comme des enfants normaux, même si cela se passait dans une salle fermée et que les enfants avaient tous un âge différent.
Aiko savait déjà écrire et lire, mais elle avait encore des difficultés en mathématique et en langue.
Elle se tourna vers son amie Lucie et commença à discuter. Elle se fit interrompre par une boule de papier. Elle se retourna, cette boule de papier avait été jetée par Mateo. Elle sourit et ouvrit le projectile.
« Aiko, je peux te voir après les cours? Signé Mateo. »
Aiko relut plusieurs fois le papier et se décida à le montrer à sa meilleure amie.
Lucie semblait désappointée, elle regarda alternativement le papier et Mateo.
Elle était en réalité amoureuse de Mateo et elle espérait qu’il la remarque un jour. Une pointe de jalousie s’installa en elle et elle se demanda pourquoi Mateo s’intéresserait à une fille comme Aiko.
La professeure l’interrogea alors, la sortant de ses rêveries. Lucie était très forte en mathématiques, et l’algèbre était sa matière préférée. Elle se leva, alla au tableau et répondit rapidement à l’équation posée. Elle retourna s’assoire près d’Aiko, la professeur vérifiant les réponses. C’était parfait, et la professeur ne manqua pas de féliciter Lucie. Cette dernière fit un léger clin d’œil à Mateo en passant, on ne sait jamais, peut-être aimait-il les filles intelligentes?
C’était au tour d’Aiko à présent. Elle se dirigea vers le tableau, attrapa au passage la craie qui se trouvait sur le bureau et se retrouva face à cet immense tableau noir où des centaines de chiffres s’étalaient sur presque toute la surface.
Elle se mit à trembler. Elle sentait les regards de Mateo, Lucie et la professeure posés sur elle. Elle déglutit bruyamment. Ses bras étaient ballants de chaque côté de son corps, elle posa la craie sur le tableau et commença à répondre aux questions posées. C’était un problème assez difficile et Aiko réfléchit un instant avant de répondre.
À voir le visage de l’enseignante, elle devait avoir raté. Mais un sourire de victoire se dessina finalement sur les lèvres pincées de la maîtresse.
« Bravo Aiko, tu as enfin compris les fonctions affines, je t’en félicite! »
Aiko sourit et remercia l’enseignante. Elle retourna à sa place et contempla triomphalement son travail. Lucie semblait comme choquée qu’Aiko ai réussi cet exercice aussi facilement. L’enseignante distribua des devoirs pour le prochain cours. La cloche sonna et Aiko se tourna vers Lucie. D’un coup d’œil rapide, Lucie sourit à Aiko en sortant de la pièce. Aiko la suivit à l’extérieur. Là, elle observa Lucie qui fuyait son regard.
Lucie salua promptement Aiko d’un signe de la main avant de disparaître par l’escalier. Aiko s’assit sur le banc qui faisait face à la porte de la salle de classe et attendit.
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MessageSujet: Re: Aiko [Ce n'est pas le titre définitif!]   Ven 24 Nov - 4:16

Chapitre Cinq: Soirée avec Mateo


Mateo sortit de la salle de classe, le sac sur le dos. Il fit signe à Aiko de le suivre. Il l’amena dans le hall d’entrée. Là, il la poussa sous les escaliers. Une porte s’ouvrit soudainement derrière Aiko. C’était une porte cachée.

Où l’emmenait-il? Aiko n’aurait su répondre. Mateo laissa Aiko entrer la première. Il referma la porte derrière lui. À l’intérieur, il y avait une table, un canapé et une petite télé. Mateo s’installa sur le canapé et chercha la télécommande.
« Viens t’asseoir… commença-t-il
Aiko s’assit à côté de lui, assez mal à l’aise.
-Qu’est-ce que c’est que cet endroit? Questionna-t-elle en tremblant.
-Disons que c’est ma deuxième chambre… Tu as froid?
-Non, ça va aller… Répondit-elle en se massant les côtes pour faire cesser son anxiété.
-Ça va, tu es sûr?
-Oui, oui, ça va…
-Bon, bah… Quelle chaîne veux-tu regarder? »
Aiko ne répondit pas, elle était bien trop honteuse d’avouer qu’elle n’avait jamais regardé la télévision. Elle s’écarta un instant de Mateo.
« Qu’est-ce qui ne va pas? Tu as l’air… contrariée… Es-tu sûr que tout va bien? » interrogea-Mateo en se rapprochant de la jeune fille.
Aiko resta immobile avant de répondre : « C’est que… Je n’ai jamais regardé la télé… »
Mateo resta bouche bée devant cette révélation.
« Jamais? Mais… Tu ne connais rien aux émissions et aux shows télévisés? » Demanda-t-il en se levant.
« Non, je ne connais vraiment rien…Du tout… » avoua-t-elle en rougissant.
Mateo se rassit près d’Aiko, elle pouvait sentir son souffle chaud sur son visage. L’attitude du jeune homme commençait à la tourmenter. Il prit la télécommande et alluma la télé. Aiko sursauta, les bruits qui sortaient du poste la faisaient tressaillir.
Elle observa avec intérêt les images qui défilaient à l’écran. Pour elle, c’était magique. Elle était émerveillée. Mateo se leva.
« Tu veux quelque chose à boire? » Demanda-t-il en se dirigeant vers une sorte de bar aménagé.
Aiko affirma d’un cou de la tête. Elle retourna son regard vers la télé, abasourdie par tant de mouvements et de bruits.
Mateo revint avec deux verres et une bouteille. Il déposa le tout sur la table et en versa dans chaque verre. Aiko se leva et attrapa le verre. Elle passa la coupe sous son nez et huma l’arôme qui s’en dégageait. Soudain, la tête commença à lui tourner. Elle s’appuya sur Mateo, qui venait de s’assoire près d’elle. Il la laissa s’appuyer sur son épaule.
Aiko inhala à nouveau le parfum, puis en but une gorgée. Le liquide descendit lentement dans son corps, lui procurant ainsi une chaleur indescriptible. La boisson était fraîche pourtant. Et elle produisait sur Aiko un effet assez néfaste, vu qu’elle se sentait mal. Elle respira lentement et calmement, la boisson faisait son effet. Puis, Aiko s’assoupit quelques secondes sur Mateo. Elle se releva vivement et rougit. Elle avait un peu honte de s’être laissée aller ainsi.
« Mateo… Je suis désolée… » Commença-t-elle en le fixant. Les petits yeux en amandes d’Aiko dévisageaient Mateo.
« Ça va aller… Répondit-il en la fixant à son tour.
-Je.. C’était quoi cette boisson?
-C’était de l’alcool.
-De l’alcool? Où as-tu trouvé ça?
-Dans la cave de l’orphelinat, ils en ont toute une réserve!
-Mais, c’est du vol…
-Non, ça appartient à l’orphelinat, alors… On a le droit de se servir, non?
-Oui, sans doute… »
Aiko se retourna pour se mettre mieux à l’aise sur le canapé. Il fallait qu’elle dorme pour oublier cette sensation de bien-être si peu familière.
« J’ai besoin de sommeil… Commença-t-elle.
-Oui, repose-toi… L’alcool m’a fait le même effet la première fois… »
Aiko se demanda bien à quel âge Mateo avait pris son premier verre. Mais ses yeux commencèrent à se fermer, et Aiko sombra dans le sommeil.
Mateo était toujours là lorsqu’elle se réveilla. Il semblait bien occupé à regarder la télévision alors Aiko décida de ne pas le déranger. De plus, elle avait un horrible mal de tête. Si c’était dû à l’alcool, Aiko se promit de ne plus jamais en boire…
Aiko se massa les tempes, cette situation devenait de plus en plus bizarre. Aiko se releva et observa Mateo. Son visage était dessiné comme celui d’une divinité. Aiko était bien contente d’être en la compagnie du beau Mateo. Mais elle craignait en même temps la réaction de Lucie. Puis, elle se dit que, de toute manière, elle n’avait aucune raison de lui dire. C’était son secret à elle, mais aussi à Mateo.
Aiko somnola quelques instants quand Mateo passa ses bras autour de ses épaules. Il la serra contre lui et lui chuchota à l’oreille un petit « Réveille-toi » tout doux.
Lorsqu’il lâcha son étreinte, Aiko voulu se blottir dans ses bras protecteurs, mais elle se leva et prit son sac. Mateo fut un peu surpris qu’elle se réveille aussi rapidement, mais il commençait à se faire tard et Aiko ne voulait pas être punie à nouveau. Elle remercia Mateo qui la raccompagna à sa chambre. Aiko adressa un sourire au jeune homme et ce dernier lui renvoya son sourire avant de disparaître dans la noirceur du couloir. Aiko referma soigneusement la porte. Il fallait qu’elle dorme, absolument. Il fallait qu’elle dorme, pour pouvoir rêver et revivre ce moment passé en la compagnie du jeune homme qui faisait battre son cœur…
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MessageSujet: Re: Aiko [Ce n'est pas le titre définitif!]   Ven 24 Nov - 4:17


Chapitre Six: (Pas encore de titre définitif...)




Aiko se réveilla tôt, elle avait certainement encore besoin de repos mais elle devait parler avec Lucie. Aiko était encore un peu étourdie par l’alcool de la veille. Elle souffla dans ses paumes et respira.
Oh non
! Pensa-t-elle en remarquant la forte odeur d’alcool qui se dégageait d’elle. Elle courut à la salle de bain et se brossa les dents avec nervosité. Elle sortit en trombe de sa chambre, habillée de son costume imposé. Elle galopa jusqu’à la salle commune, une sorte de pièce aménagée avec quelques jeux de sociétés et des tables datant du jardin d’enfant. Aiko s’installa à la table et sortit un de ces livres sur les planètes. Elle le feuilleta hâtivement, observant la porte du coin de l’œil. Elle espérait que Lucie se présente, même si cette dernière n’avait pas l’habitude de se lever tôt. Aiko attendit patiemment. Personne ne vint, à part le concierge qui passait le balai dans le couloir et qui passa le bonjour à Aiko en passant. C’était long d’attendre, surtout que ce qu’Aiko avait à dire était assez urgent.
Soudain, la cloche du réveil sonna, faisant sursauter Aiko qui sortit de ses rêveries. Aiko se leva et se dirigea vers la cafétéria. Elle s’assit à la table et attendit. Mme Chono arriva, de sa démarche rocambolesque à faire trembler le toit et les murs de l’orphelinat. Aiko fut surprise de voir Mateo arriver, tout aise, comme si rien ne s’était produit la nuit précédente. Aiko fut d’abord surprise par sa suffisance à son égard. Il s’installa loin d’elle, de l’autre côté de la table. Mme Chono parut contente de voir ces deux jeunes si éloignés; elle aimait tout ce qui avait un certain rapport avec la belligérance et elle espérait secrètement que deux orphelins se disputent pour pouvoir, par la suite, les punir sévèrement. Disons que Mme Chono était une femme démente, mais aussi sadique.
Aiko renifla, elle ne s’attendait pas à un tel comportement de la part de Mateo. Et Lucie qui n’arrivait toujours pas. Mme Chono leva son gros postérieure du siège, laissant une marque difforme sur le fauteuil...


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Voilà, il est pas terminé, je suis en train de l'écrire... La suite bientôt! Mettez vos commentaires!

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MessageSujet: Re: Aiko [Ce n'est pas le titre définitif!]   Lun 21 Mai - 19:04

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MessageSujet: Re: Aiko [Ce n'est pas le titre définitif!]   Ven 25 Mai - 19:22

Fruity, je sais que le forum n'est pas des plus actifs et que tu aurais sans doute aimé trouver des commentaires mais je trouve qu'en autant de mois d'absence, la première réaction d'upper (parce qu'il n'y a pas d'autres mots) ton roman est un peu abusive, je trouve. Ce n'est pas très collectif de ta part. A la limite, tu pourrais nous montrer la suite, le sixième chapitre n'étant pas achevé, tu aurais pu donner le reste.

J'ai relu le premier chapitre (parce que pour commenter la fin il me fallait reprendre le début) et j'ai été surprise d'avoir un avis différent. Il y a trop de points injustifiés et tu passes d'idées en idées sans liaison, aucunes. Parfois tu vas à une autre idée et tu reviens puis tu repars... C'est un peu maladroit généralement et surtout peu développé dans la réfléxion sur ton personnage et de ton personnage. Je pense que tu peux retravailler ces points sur ton premier chapitre parce que ça manque cruellement de détails et d'approfondissement.

Voici une "critique" plus développée.




En règle générale, j’ai un problème avec la façon que tu écris. Je trouve que c’est trop haché, pas assez développé dans l’ensemble. On passe d’une idée à une autre puis on revient à la première idée sans aucune liaison logique. Je ne sais pas si c’est dû à un problème de mon ordinateur, mais la mise en forme est relativement problématique car on ne sait plus où commencer un paragraphe où en finit un autre... Bref, tout est un peu confus. Les reprises entre guillemet ne sont que de simples propositions.

Chapitre Premier : Les orphelines


La jeune Aiko se rapprocha de la cheminée. Dehors, il faisait froid et la neige s’amassait en gros flocons sur le rebord de la fenêtre. Aiko se blottit dans ses couvertures, allongée devant la cheminée. La petite orpheline observait les moindres recoins de la pièce. (En fait, personnellement j’aurais fusionné « allongée devant… » avec « La petite orpheline » : Allongée devant la cheminée, la petite orpheline observait les moindres recoins de la pièce) Elle n’était jamais venue dans cette salle. Cela lui était formellement interdit. La directrice, Mme Chono, avait explicitement interdit à quiconque d’entrer, sous peine de punition. Mais les règles de l’orphelinat étaient souvent violées. Les jeunes orphelins préféraient sortir dehors et s’amuser, que de rester cloîtrés entre les murs de l’orphelinat. (Je ne comprends pas. D’abord Aiko est devant la cheminée, puis dans le lit (sans aucune transition de mouvement) et à présent elle se trouve dans une salle. C’est un peu flou tout ça pour le lecteur, on s’y perd vite)
Aiko baissa les yeux vers ses chaussettes trouées. (Peut-être devrais-tu rajouter quelques indices sur ses pensées.) La porte s’ouvrit soudain sur une bonne femme ronde et trapue, qui se dirigea vers son bureau, niant (tout d’abord) la présence de la jeune fille. Elle s’assit sur la chaise en cuir et s’installa confortablement avant de se tourner enfin vers Aiko :

«Aiko … Comme tu le sais sûrement déjà… Nous ne t’avons pas trouvé de famille d’accueil pour Noël…» (Tu décris ensuite que c’est une femme sévère, alors autant appuyer sur ce point dans cette première prise de parole. Accentue les détails.)

Aiko respira lentement, fixant la bouche immense de Mme Chono. Aiko n’aimait pas cette femme. C’était une femme sévère, une vraie mégère, qui frappaient (frappait) les désobéissants. Aiko n’osait pas ouvrir la bouche. Mme Chono s’avança vers la maigre silhouette de l’orpheline qui ne risquait pas de bouger. (Un peu maladroit comme passage, notamment vers la fin. Attardes-toi plus sur la personnalité de Mme Chono ou du moins sur ce qu’Aiko pense d’elle.)

« Ma chère Aiko… Tu vas donc rester avec nous pendant les fêtes… » continua la bonne femme.

Aiko regardait à présent le feu dans la cheminée. Elle aurait préféré rester cloîtrée plutôt que de fêter Noël avec cette femme. Malgré cela, un sourire d'effronterie se forma sur ses lèvres.
Elle le savait. Elle était bizarre, elle faisait peur aux nouveaux parents qui l’adoptaient et qui la ramenaient après seulement une semaine passée avec elle. (A développer un peu plus, c’est trop léger.)

Elle avait envie de pleurer tant la solitude avait empli son petit corps. (Si tu n’approfondis pas le paragraphe précédent, celui-ci n’a pas vraiment de « force » dans ta narration.) Elle ne retint pas ses larmes. De fines gouttelettes salées coulèrent sur ses joues, mais ses longs cheveux noirs d’ébène cachaient son visage.
La femme se releva et sortit du bureau, suivie de près par Aiko qui reniflait bruyamment, les yeux rougis. Mme Chono semblait ignorer le chagrin d’Aiko (Tu répètes trop « Aiko », surtout dans une seule ligne. « Mme Chono semblait ignorer son chagrin ») lorsqu’elle l’amena à sa chambre.

C’était une chambre étroite et froide avec un lit aux draps blancs et propres. La lumière du soleil couchant se reflétait à travers la toile blanchâtre, (à supprimer) qui faisait office de rideaux.
Aiko alla s’asseoir sur son lit, (à supprimer) tournée vers Mme Chono. La corpulente directrice ajouta alors (le « alors » n’est pas utile, tu peux dire à la place : « Finalement, la corpulente directrice ajouta ») :

« D’ailleurs, Mateo et Lucie resteront aussi… »

Puis, (le « Puis » est de trop je pense mais ce n’est que mon avis personnel) elle referma la porte en la claquant violemment, laissant Aiko seule dans ses pensées.
La nuit tomba rapidement, plongeant la chambre dans la noirceur, les rayons de lune traversant le voilage de la fenêtre. (Maladroit. « A l’extérieur, la nuit tomba rapidement, plongeant la chambre dans l’obscurité (tu peux garder la noirceur, mais je trouve ce terme maladroit ici). Les rayons de la lune traversaient alors le voilage de la fenêtre. »)

Aiko se leva et passa sa main dans ses cheveux. Elle ouvrit le rideau et chercha la lune des yeux dans ce ciel obscur. Cet astre magique et mystérieux l'émerveillait et l'apaisait. Aiko avait lu pratiquement toutes les légendes sur la Lune. Cette lune (celle-ci), à la fois si proche et si loin, était comme le soleil qui éclairait ses nuits. (C’est un peu maladroit...
« Celle-ci, à la fois si proche et si loin, était pour elle comme un soleil en pleine nuit ».)
Aiko était une passionnée d'astronomie, de la connexion entre les planètes et les légendes.
Elle vit enfin la lune et ne pouvait détacher ses yeux de cette apparition si soudaine. (C’est encore très maladroit. Il n’y a pas vraiment de liaison entre les phrases. C’est comme si tu nous donnais une idée chacune sans de
liens réels… Une réorganisation pourrait suffire mais je trouve que tu peux encore développer !)


Finalement, elle referma soigneusement le rideau et s’allongea sur son lit.
Elle ouvrit un livre qui expliquait les légendes des planètes. Elle le lut encore quelques minutes, puis le referma, sentant ses yeux se fermer de fatigue. (Tu vois ça se remarque ici. C’est avant ce passage que tu aurais dû expliquer qu’elle était passionnée des légendes et des planètes. Confus : les légendes des planètes ou les légendes et les planètes ?)

Elle se faufila toute habillée dans ses couvertures et s’endormit presque aussitôt. Elle fit des rêves étranges où les autres (préciser qui) la traitaient misérablement car elle était différente d’eux. (« Les autres orphelins la traitaient misérablement du fait de sa différence. »)

Elle se réveilla en sueur, en plein milieu de la nuit. Elle chercha à tâtons une petite boîte sur sa table de nuit. Dès que la boîte (répétition du mot boîte)) fut à portée de main, Aiko la posa délicatement sur sa poitrine et en sortit un petit objet brillant qu’elle passa à son poignet.

Aiko serra le bracelet contre sa poitrine. (Répétition du mot poitrine.) De petites perles bleutées brillaient à la faible lumière de la lune. Entre ces deux petites perles se trouvait une pierre, une sorte d’émeraude, verte, pareille à ses yeux foncés. (« De petits perles bleutées brillantes sous la faible lumière de la lune entouraient une pierre aussi verte que ses yeux foncés, sans doute une émeraude. ») Elle reposa habilement le bracelet dans son coffret et sombra dans le sommeil.
Elle ne rêva pas jusqu’à son réveil, tôt le matin.

Elle se leva sur son lit, encore endormie, s’étira comme un chat, bailla puis se leva (répétition de « se leva ». Elle s’est déjà levée, elle ne peut pas le faire une deuxième fois. Elle peut s’être redressée avant de s’étirer et finalement elle se lève en se dirigeant vers la fenêtre) finalement jusqu’à la fenêtre. Elle entrouvrit les rideaux, et aperçut le (un) soleil matinal qui projetait (progetant) ses rayons sur le jardin de l’orphelinat.

Elle enfila rapidement un uniforme propre car elle voulait déjeuner tranquillement. (« Afin de déjeuner tranquillement, Aiko enfila rapidement un uniforme propre. »)
Elle descendit quatre à quatre les marches de l’orphelinat et se dirigea vers la cafétéria. Une grande table, presque aussi longue que la pièce, était placée en plein centre et deux jeunes y étaient (déjà) assis, ainsi que Mme Chono.
Aiko s’approcha (d’eux) et s’assit entre Lucie et Mateo.

«Salut Lucie, murmura-t-elle en un souffle.
-Salut Aiko, marmonna à son tour sa camarade.
-Tu vas bien ? demanda Aiko, rieuse. (Rieuse ? pourquoi ?)
-Ouais ! Mais j’ai mal dormi… Comme d’habitude, répliqua l’autre. (« l’autre », c’est maladroit. C’est un peu comme si elle la dénigrait en quelque sorte. A changer)
-Moi… J’ai fais des cauchemars cette nuit, ajouta Aiko avant de se servir des crêpes. »

Elles mangèrent en silence, conscientes que les yeux de Mme Chono étaient rivés sur leur tête d’orphelines.

Aiko chuchota quelque chose à l’oreille de Lucie qui pouffa de rire pour se moquer de Madame Chono. (C’est assez agaçant le fait qu’il n’y ait pas beaucoup de réfléxion… On a action et action. Données contre données et rien au centre. C’est perturbant. « Aiko chuchota quelque chose à l’oreille de Lucie. Celle-ci pouffa de rire, se moquant de la directrice ») Les yeux de la directrice roulèrent dans leurs orbites. Elle resta tout de même assise. (Cette phrase est inutile. « Les yeux de celle-ci roulèrent autour de leurs orbites cependant elle resta parfaitement calme ».)

Les jeunes orphelines terminèrent leur repas et se levèrent. Elles devaient travailler dans le jardin ce matin-là. Aiko enfila son manteau et sortit sur la terrasse. Un panier traînait sur le palier. Elle le poussa du pied et Lucie le ramassa pour le jeter plus loin. (« Un panier…plus loin », c’est un peu inutile...)

Le jardin était immense. Une quinzaine de pierres plates formait un chemin vers une serre remplie de fleurs tropicales et un potager à l’arrière. De petites rangées de fleurs se dressaient de chaque côté du chemin. Aiko se faufila parmi les grandes herbes et se dirigea vers la cabane qui se situait dans le fond du jardin, à l’orée de la forêt.

Lucie s’orienta vers la serre où elle commença à arroser les arbustes en fleurs. Aiko la rejoignit au même moment, avec un sac d’engrais.

«Dis Lucie… Tu sais pourquoi Mateo n’est pas parti ? » demanda-t-elle, curieuse.

Lucie rougit, tout en continuant son arrosage.

«Lucie ? Tu m’as entendu ? redemanda (persévéra) Aiko en la prenant par les bras.

Lucie se retourna prestement vers sa camarade et la regarda dans les yeux.

-Aucune idée… répliqua Lucie (répétition du prénom), en reposant l’arrosoir. (Pourquoi y a-t-il changement de format du dialogue ?)
-Tu le connais bien Mateo ?
-Oui… Enfin… Non, pas vraiment… Disons qu’il n’est pas très bavard… conclut Lucie, agacée. »

Aiko préféra ne pas poser d’autres questions et resta muette durant toute l’heure qui suivit. La cloche qui annonçait le repas sonna. Aiko et Lucie entrèrent une nouvelle fois dans la cafétéria et retrouvèrent Mateo qui semblait toujours aussi mystérieux.

Aiko s’assit à côté de lui. Il devait avoir 1 ou 2 ans de plus qu’elle. Elle n’avait que 15 ans mais regardait depuis peu les garçons d’un œil différent. Elle resta à observer Mateo encore quelques minutes, mais la sonnerie résonna dans tout le bâtiment, obligeant Aiko à s’arrêter dans sa contemplation. Elle se leva et sortit de la cafétéria.
Aiko n’avait jamais osé parler de ses sentiments à Lucie. (Toute cette fin me semble comme bâclée et tu devrais approfondir le tout)
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