¤Poudre de Plume¤ Votre ogresse-dragonne préférée.

Age : 19 Inscrit le : 17 Mar 2005 Messages : 3854
| Sujet: Renan Luce Sam 8 Déc - 13:56 | |
| Il fallait que je vous parle de lui. Cette découverte que j'ai fait il y a quelques mois mais dont je ne me suis intéressée vraiment il y a peu.
J'ai acheté son album et je ne le regrette pas. Je vous conseille de le découvrir.
Certes, sa musique ne sera sans doute pas la plus perfectionnée, la plus... recherchée. Mais l'accompagnement à la guitare est très douce et agréable à l'oreille.
Mais ce qu'il y a de mieux, mise à part sa voix un peu rauque que j'adore... ce sont ses textes !
Son premier album est : Repenti, mai 2007.
Les titres :
Les voisines Repenti le Lacrymal Circus Je suis une feuille La lettre Chien mouillé Monsieur Marcel 24h01 Camelote Mes racines I was here Nuit blanche L'iris et la rose
En gras, celles que vous pouvez peut-être avoir déjà entendu à la radio.
Et puisque le forum est assez porté sur l'écriture, voici la chanson que je préfère pour l'instant...
Je suis une feuille
Aurais-je imaginé que je me trouverais là Une mine de stylo plantée sur ma peau ? Les yeux de mon bourreau qui ne me quittent pas Ma blancheur lui fait peur, je sais qu'il cherche ses mots
Je suis une feuille blanche, je ne demandais rien Qu'à rester sur mon arbre et attendre la fin Moi j'aimais le vent se perdant dans les feuilles Le murmure de la sève qui me donnait la vie Moi j'aimais la hauteur que j'avais sur les choses Je n'ai pas vu venir la alme qui m'a trahie
Si au moins je servais de papier officiel Pour signer des traités et protéger les faibles Ou être dans les mains d'un poète oublié Qui me jetterait ses vers comme on cherche un ami
J'aurais pu être pressée sur le coeur d'un enfant Ecoutant dans mes lignes la voix de son amant Ou être le pliage d'un gamin de huit ans Et voler dans les airs sous les rires des enfants Ou être dans les pages d'un livre d'histoire Qui dit que le chemin est encore tellement long
Mais voilà que je sens que la plume me frôle Et les lettres se forment comme l'encre tourbillonne J'n'ai jamais vu plus lourd que le poids de ces mots C'est la misère d'un homme que je sens sur mon dos
Il dit "je veux finir d'avec ma vie Pardonne-moi mon amour mais je m'arrête ici Ce n'est pas de ta faute si je baisse les bras Mais j'ai perdu ma chance de gagner ici-bas" Et moi c'était mon rôle de porter tous ces mots Et les larmes d'une femme tomberont sur moi bientôt
J'aurais pu être pressée sur le coeur d'un enfant Ecoutant dans mes lignes la voix de son amant Ou être le pliage d'un gamin de huit ans Et voler dans les airs sous les rires des enfants Ou être dans les pages d'un livre d'histoire Qui dit que le chemin n'était pas tellement long pas tellement long... _________________
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